Grand prix de Lalley

Par Vincent P
Le 09/05/2017

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TVS représenté par :

  • Damien
  • Radu
  • Vincent
  • Jules

La course la plus exigeante du calendrier (encore que tout se discute) qui d'ordinaire propose un panorama des plus spectaculaire se sera passé sous un "ciel bas et lourd", un froid de canard et de bonnes rafales de vent. 4 TVS que ces conditions n'avaient pas découragé se sont présenté au départ. Une belle victoire de Jules Chevignon en Cadets qui pour une fois courraient avec les 3èmes catégories. Les 3 autres finiront honorablement avec leurs peloton respectif.

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Les commentaires de Jules


Les commentaires de Vincent

Ahhhhh Lalley!! Mon premier vrai souvenir cauchemardesque en course! Ceux du genre où l'on se demande ce qu'on fout ici et pourquoi on essaye de s'entrainer sérieusement pour finir dans cet état, lâché au bout de 3 tours seulement.
Mais bon, ça c'était en 2015. La saison 2017 est différente : les jambes sont plutôt bonnes cette année. Et si chaque passage de la saloperie à 10% est aussi agréable qu'une fourchette plantée dans l'œil, cette course ne me fait plus peur. Je dirai même que j'y viens avec un certain plaisir masochiste. Voir sadique, car j'ai bien envie de faire péter des watts et de voir si j'arrive à faire vomir un ou 2 comparses (Putin Francky que je t'ai maudit il y a 2 ans quand tu nous a fait monter les 3 premiers tours à bloc!!!)

Et de fait, plaisir il y a bien eu. Mais de résultats … il n'y en eu point. Et ce parce que je suis toujours aussi mauvais tacticien (comprendre qu'il n'y a toujours pas de jonction entre la partie du cerveau "compréhension des conseils de Patrick et de Franck" et celle qui fait tourner les jambes. Un des plus grand mystères des neurosciences encore non élucidé à ce jour.

La course part pour une fois plutôt sagement. Comme d'hab, je files en tête histoire de gérer au mieux le premier tour toujours un peu nerveux (et puis psychologiquement c'est bon d'être devant!) En bas de la descente ça déborde de partout, je ne m'affole pas, glisse en fin de peloton ; normalement tous les wagons seront là en haut de la bosse (en plus ou moins bon état). Bizarrement, le rythme n'est pas explosif, ça monte au train. Je remonte sans difficulté en tête de course. En haut, y'en a qui couinent déjà un peu (oui ça fait toujours ça la première fois… détends toi ça va bien se passer…).

Bon, maintenant que tout le monde est au courant que la course est difficile, on va essayer "d'organiser" un peu tout ça. Directement à partir du second tour, je décide d'usiner un peu le peloton que je trouves encore un peu gros. Je monte la bosse au rythme des plus forts (repérables facilement…) et je pose une mine en haut : avant ET après le virage. Et c'est là que je peux mesurer toute la progression cette année. L'an dernier, je montais avec le groupe et j'essayais de rester accroché. Là j'ai encore du jus pour appuyer.

De tour en tour, je sens bien que l'élastique se tend et que ça revient de plus en plus difficilement, mais rien à faire. Il manque un maillon TVS qui pourrait faire la coupure. Car, à part Nicolas (Alpin'sW) et Damien (SCALE) qui feront vraiment le boulot (soit de prendre des relais, soit de me ramener tout le monde), le reste des costauds se regardent. Je me retrouve donc régulièrement à faire la portion plate rythme contre la montre 10m devant pour essayer de faire sauter du monde et au mieux me sauver seul. Mais rien à faire Nicolas ou Damien me ramène systématiquement tout le monde au prix de gros efforts (Nicolas le payera d'ailleurs cash en fin de course).

Aux 3/4 de la course, ça fera un vrai trou. On se retrouve à 4 + 1 cadets. Je lance que le trou est fait et qu'il faut rouler… ben nan! Ca roule pas. Je retrouve un peu ce que décrivait Laurent à la Corima (sans plus de détails)… Faudrait pas se fatiguer, c'est une course quand même!
A 5 tours de l'arrivée première "fausse crampe" à gauche, suivie d'une à droite, puis ce sont les 2 mollets qui commencent à contracter un peu comme ils ont envie. La méga-teuf musculaire! Bref, je sens qu'à ce train c'est mort et je descends en fin de paquet… enfin ce qu'il en reste : la gagne sera entre la petite dizaine que nous sommes. J'essaye de la jouer le plus finement possible pour que les pistons aillent au bout. Si la vrai grosse crampe se pointe dans le bosse se sera mort pour de bon!
Dernier tour : je passe en tête en bas de la descente, et là : le vide sidéral. Pas spécialement mal aux jambes, le souffle est bon, … mais l'impression d'être un gros playmobil ; ça pousse plus du tout… 8ème.

C'est quand même la première année que c'est aussi flagrant que pour marcher en course… il faut courir (c'est peut être évident, mais ça va mieux en le disant). La base aérobique était bonne dès le début de saison, mais je suis vraiment de mieux en mieux en course. Reste à peaufiner le comportement. Faire le boulot d'équipier, c'est sympa. Mais quand t'es tout seul de ton club, c'est un peu crétin.


Les commentaires de Damien

Ah Lalley ! Cette fameuse course que tout le monde déteste et adore à la fois. J y suis revenu cette année malgré ma grosse désillusion de 2016. Échappé avec un gars du Fontanil je serre le moteur à 2 tours de l arrivée et revois tout le peloton me repasser avant l arrivée. Il n y a rien de pire en velo !
Bon cette année c est pas la même je suis en 2ème caté et on part avec les 1. Aie, j ai déjà mal aux jambes rien que d y penser !

Le départ est "soft" je trouve pour un troupeau de watteux bien affûtés. Soft, oui, jusqu'au pied de la première ascension où, là, ça part comme des malades et je souffre déjà du rythme. Le compteur affiche 33km/h en plein milieu du bordel à 10% ! Je me dis que ce n'est pas grave, que j'ai mal mais les autres aussi et ils vont se calmer aux prochains tours... Eh ben pas vraiment ! J'avais opté au départ pour la mise du petit plateau dans la bosse pour soulager mes bielles mais c était juste inconcevable.
Bref, ça sort devant, ils se retrouvent à 4 dont un 2ème caté (Florian Giboin). Le reste de peloton (écrémage intensif par l'arrière oblige) dans lequel je me trouve joue donc la 2ème place.
Il faut tenir au mental car il y dans ce groupe 4 Alpinwheels dont le fameux Laurent Derain qui imprime un rythme destructeur (pour moi) afin éliminer un max de concurrents potentiels.
Comme d'hab' je m accroche comme un rat mort pendant 19 tours et, lors de l'ascension finale, j essaie de jouer le sprint. Je remonte la file et, d'un coup, en plein milieu de la côte, paf ! Extinction des feux, tout le monde dehors, j éclate le moteur et finis dernier du groupe, à l arrêt total, crampé jusqu'au cou. Je ne pouvais même plus descendre du vélo.
Bref, comme chaque année à cet instant j'ai dit à Vincent qui venait vers moi : "Putain, je ne reviendrai jamais sur cette course de m... inhumaine !!!".
On en reparle en 2018. Avec un peu plus de TronchaVélois ça serait plus sympa.

Mention spéciale à mes compagnons TVS du jour. Jules au top avec les 3ème caté. Vincent est un des plus forts en 3, il ne reste plus qu'à en garder un peu plus pour le final. Et Radu qui m'impressionne par sa détermination malgré la souffrance que tu t'infliges... Bravo !


Les commentaires de Radu

C'est une course que j'adore et déteste à la fois. Le cadre est magnifique, l'organisation est au top, et le circuit est très exigeant. L'année dernière j'ai beaucoup souffert, j'ai battu tous mes records de puissance anaérobie, j'ai fini "à la rue" avec des crampes et j'ai juré de ne plus jamais y mettre les roues de mon vélo.

Mais la tentation de mesurer mes progrès d'une année sur l'autre a pris le dessus et me voilà sur la ligne de départ. Nous sommes neuf grands sportifs et dont les âges vont de 30 à 70 ans ! Je sais que ce commentaire ne va pas plaire à Loïc, mais j'ai un peu du mal à accepter que des coureurs de 60-70 ans se retrouvent dans la même catégorie que des coureurs qui ont 30 ans de moins. Une différence de 30 ans en cyclisme est tout simplement énorme. Les aptitudes physiques d'un coureur de 35 ans sont très différentes d'un coureur de 65 ans. Ceci dit, tous ces jeunes et moins jeunes coureurs sont, sans exception, éminemment sympathiques et généreux dans l'effort, on partage tous les mêmes valeurs sportives. C'est l'essentiel. Voilà il fallait que je dise tout cela.

Pour revenir à la course elle-même, j'ai eu du mal à adopter une stratégie. En théorie je savais ce que je devais faire, mais ce n'est pas si facile de le mettre en pratique. J'ai regretté l'absence d'Eric et Gianni. A l'heure de course j'ai eu un coup de moins bien suite à une accélération en haut de la bosse. Je cède rapidement du terrain, je suis à bout de souffle. Ah les jeunes, ils aiment bien mettre des mines ! Au passage suivant de la bosse je m'aperçois que j'ai un déficit de puissance de 20W par rapport aux passages précédents et je décide de lever définitivement le pied. Lors du dernier tour je me fais doubler par le 2e peloton de la 3e catégorie et je constate avec plaisir que Jules est tout sourire.


Franck P09 mai 2017, 23:18

Bon, je ne ferai pas plus de commentaires, je t'ai déjà dit ce que j'en pense Vincent. Quand tu en auras marre de tourner en rond, je suis sûr que tu trouveras la clé ! ;)
Mes félicitations tout de même. Cette course est vraiment dure (je n'en garde pas de bons souvenirs) et c'est déjà beau d'avoir pu jouer comme ça.
Mes félicitations aux 3 autres TVS qui se sont bien battus aussi. Damien en a vraisemblablement bavé mais il a tenu bon et a presque failli monter sur la boîte, bravo !
Et surtout un grand bravo à Jules pour son super comportement et sa belle victoire. Je me dis que les efforts accumulés lors du stage de Pâques ne sont sûrement pas pour rien dans ce bon résultat. Heureusement que tu es là pour ramener un bouquet à TVS, Jules ! Et j'imagine la fierté des parents...

Franck P10 mai 2017, 18:16

Courageux Radu ! Et je comprends ton point de vue par rapport à l'écart d'âge. Etonnant quand même de laisser des trentenaires en catégorie GS. Il me semble que la 3ème catégorie sert justement à accueillir les coureurs qui ont ce profil là, même s'ils n'ont pas un gros niveau ?

Zaza Eric 10 mai 2017, 20:35

Bravo à Jules , mille fois bravo
Bravo à Radu , dix milles fois bravo , non seulement je suis d'accord avec toi sur les questions d'âge mais tu es de loin le plus méritant !!
Quant à mon Coach au c'est le panache réincarné !!
Mais bientôt viendra l'heure du Retour du tueur !
Lâche rien Ca va Venir .
Et enfin Bravo à Damien Qui tout bonnement a pris sa place en 2 sans discussion aucune , vivement que Francky et Vincenzo te rejoigne !!
Bravo donc à tous vous y étiez !

Patrick10 mai 2017, 21:30

Bravo à tous, il faut du courage pour faire la course de Lalley...
Vincent, ne t'inquiète pas, un jour ça va passer, même si ça doit se faire à l'insu de ton plein gré...
Radu, je comprends ton point de vue, de mieux en mieux chaque année...
Jules, bravo, je ne sais pas comment s'est passé ta course, mais cela ne m'étonne pas, tu nous as épaté au stage ! Notamment par ta capacité à savoir rouler en groupe. Tu es déjà un bon cycliste. C'est bien car à vélo il est plus difficile de devenir bon que de devenir fort...

VincentP10 mai 2017, 21:49

Je confirme cette dernière allégation, encore que devenir fort ne semble pas de tout repos non plus... Sauf pour ceux qui ont des moteurs naturellement surgonflés.

Franck P10 mai 2017, 23:56

Superbe récit de course, Damien. On sent bien que, une fois de plus, tu es allé au bout du bout ! J'admire ta capacité de résistance !

Nathalie14 mai 2017, 18:03

Bravo Jules !!! Que tes parents doivent être fiers et en plus, quel joli bouquet de fleurs pour maman. Le stage de Pâques a peut-être un peu payé, non ?

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