Grand Prix Cyclor Trek d'Oyeu

Par Franck P
Le 28/04/2013

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Course organisée par le VC Bièvre sur un circuit vallonné de 5 km.

TVS représenté par 5 coureurs :

  • Morten et Franck P en 1ère catégorie
  • Vincent en 2ème catégorie
  • Karl en 3ème catégorie
  • Gianni en 4ème catégorie

En résumé :

Gérard Pic a le chic pour organiser des courses dans des conditions dantesques et le cru 2013 ne fait pas mentir l'adage. Nous avons encore en tête le championnat départemental organisé à Eydoche en 2010 avec seulement 10° à la mi-mai... Nous n'avons pas oublié non plus le championnat de l'Isère 2012 couru sous la pluie et agrémenté de quelques chutes mémorables (n'est-ce pas Gégé ?) mais, pour ce premier Grand Prix Cyclor Trek, ce fut encore mieux avec de la pluie, du froid (seulement 5° au compteur) et même des champs blanchis par la neige sur les hauteur d'Oyeu... rappelez-moi la date ? Ah oui, le 27 avril, bon... Dommage car le circuit est superbe et tout à fait sûr avec une faux plat descendant suivi d'une longue bosse roulante sur une large chaussée, avant un retour par une petite route serpentant au milieu des champs jusqu'à la ligne d'arrivée. Tout cela aurait mérité un grand soleil et une forte affluence...

Côté course, les TVS étaient cette fois-ci sous représentés pour cause de stage de Pâques... En 1ère catégorie (seulement 16 partants), Franck P et Morten finissent dans un 2ème paquet, aux 10ème et 13ème places.
En 2ème caté (20 partants), c'est un peloton groupé qui se dispute le sprint et Vincent se classe 11ème.
Ce fut encore plus difficile pour Karl et Gianni, vraisemblablement lâchés dès les premiers tours de circuit dans leur catégorie respectives.



Les commentaires de Franck P :

Une suite de désagréments... D'abord la météo : la pluie et le froid, tout ce qu'on aime pour faire du vélo. Ensuite la préparation : rentré la veille du stage de Pâques avec 500 bornes dans les pattes, je me couche à 2h00 du mat' après une séance de visionnage des (trop nombreuses) photos de vacances. Enfin, pour couronner le tout, je ne trouve rien de mieux que de me nourrir au Mc Do la veille d'une course... Bref, une préparation de véritable champion !
Ajoutez à cela un départ tardif de la maison pour cause d'eau dans les jantes (le vélo a fait le voyage de retour du Var accroché derrière la voiture sous des trombes d'eau puis des flocons...), jantes qu'il a fallu évidemment purger avec démontage et remontage express des pneus et chambres à air, et une arrivée encore plus tardive sur le site de la course, ne me laissant pas la possibilité de m'échauffer... vous avez tous les ingrédients réunis pour une grande performance.
Je prie intérieurement pour que le départ ne soit pas trop rapide, hélas, ça attaque dès le 1er tour et, bien évidemment, je ne parviens pas à m'abstenir de rouler sur les fuyards... Je m'aperçois, en outre, que mon capteur de puissance est "out" : il n'affiche aucune donnée et j'imagine que les litres d'eau déversés la vieille n'y sont pas étrangers. Pas de données en watts, ce n'est pas insurmontable, mais c'est une contrariété supplémentaire.
Au cours du 2ème tour, JB Lozano (du CAC) démarre en facteur dans la bosse. Je prends sa roue en compagnie de Philippe Despesse (du Fontanil) mais, bien que JB ne soit pas à bloc, j'ai du mal à monter à son rythme... Nous prenons quelques longueurs mais nous faisons reprendre à mi-pente, avant que JB ne place une nouvelle accélération que seul un coureur de Rives (Jérôme Mollard) parvient à suivre.
L'écart se creuse de tours en tours et comme personne ne prend l'initiative de rouler, je tente de partir en contre à deux ou trois reprises, mais sans succès. C'est d'ailleurs l'une de ces tentatives qui me sera fatale : on est à la mi-course, j'attaque dans le faux-plat descendant, suis repris au pied de la bosse et subis illico l'accélération de plusieurs coureurs dans la montée. Le peloton (enfin, la dizaine de coureurs qui restent dans ce groupe) se scinde en deux et, bien évidemment, je ne suis pas dans la bonne moitié. Les plus costauds (Picard, Giraud, Mazza, Pelloux-Tytgat), eux, ont pris le bon wagon.
S'en suit un tour sur les chapeaux de roues pour tenter de revenir mais ça ne le fait pas et, dès lors, il n'y a plus vraiment d'enjeu. Le groupe que nous formons (avec Morten, Philippe Despesse, Michel Boin et un coureur de Vénissieux vraiment généreux dans l'effort) roule sans grande conviction jusqu'au terme de la course.
Il fait toujours aussi froid et je me dis que Morten, parti avec des sacs plastiques autour des pieds (véridique, à l'intérieur des chaussures !) MAIS avec des gants courts,doit sacrément souffrir des mains, ce qu'il me confirmera à l'arrivée (Extrait de conversation après la ligne : "comment vont tes doigts ?" "Je te dirais quand je les sentirais à nouveau !").
A l'avant, JB Lozano réalise un beau numéro. Il décroche son compagnon d'échappée plusieurs tours avant l'arrivée et s'impose avec environ 1 minute d'avance sur le groupe de contre. Du bel ouvrage !
Notre groupe arrive à son tour. Nous nous battons pour une pauvre 9ème place. Morten n'a plus le jus nécessaire et se relève avant l'emballage. Pour ma part, je me place dans la roue de Michel Boin que je pense le plus rapide du groupe, mais c'est sans compter sur Philippe Despesse dont j'aurais dû me souvenir qu'il était aussi un bon sprinter. Philippe attaque aux 200 mètres, Michel le suit mais décroche un peu, alors je le passe aux 100 mètres (il me confiera qu'il était mal toute la course) mais ne parviens pas à remonter Philippe. Je finis donc 2e de mon groupe, et 10ème de la course. C'est pas terrible.
Maintenant, repos jusqu'à Cras.

Photo1

Franck condamné à rouler dans un petit groupe



Les commentaires de Morten :

(A venir)

Photo2

Morten, pas avare d'efforts, chasse derrière les échappés



Les commentaires de Vincent :

A la vache, quel temps de chiotte. C'est bien simple, à l'heure de la course, j'avais les bonbons racornis et la stalactite tellement rétractée que je ressemblais à un hermaphrodite de Praxitèle. Vraiment pas un temps à sortir de chez soi. Pourtant ils sont quelques uns à avoir sortis le rond peau lisse de leurs mollets affûtes dans le Nord Isère. Est-ce bien ce coin que l'on appelle les "terres froides" ?. Si c'est le cas je ne remets plus les pieds là bas d'ici qu'il fasse 30 degrés à Grenoble. Sauf que nous serons encore sous l'eau à Cras, et surement dans le froid là haut à Autrans (les données se contredisent cependant). Enfin trêve de bavardage anticyclonique.
La course... Je suis venu avec Morten (j'ai pu perfectionné mon anglais de façon impressionnante) et je testais mon nouveau compteur... sur lequel j'avais oublié de poser l'aimant sur la roue arrière. Mais le Edge 500 me donnera ma vitesse par GPS, vraiment, la technologie m'épate de plus en plus. Morten me prête sa crème pour les jambes et j'avoue qu'elle a plutôt bien marché : pas de crampes, et l'eau qui, même sous la douche, ruisselait sur mes jambes imperméables.

Pas d'échauffement, bien entendu, trop froid pour ça. J'avale mes pâtes 30 minutes avant le départ. Je suis également victime d'un complot lors de l'appel des coureurs où Gérard Pic, non sans ironie, me désigne "deuxième grand favoris du jour" derrière l’inoxydable Jacques Vial, le requin du SCALE. Bon je pense qu'il déconnait, d'ailleurs ça a bien fait rire les gros costauds à coté de moi qui se demandaient comment un petit gaillard pourrait les surprendre. Pourtant j'aurais pu, au vue de la course et de mes jambes, mais j'ai très mal géré mes efforts. Dès le départ, un coureur de Brison part seul. Je me mets, avec quelques autres, à la planche pour la poursuite, puis, une fois le fuyard repris, tente de partir en contre à plusieurs reprises, en suivant des coups (à 5 ou 6 reprises). Mais comme un vieillard grabataire qui tente d'échaper à son destin, la faucheuse du peloton nous reprend à chaque fois. Et une fois arrivé à notre hauteur, le couperet de la contre-attaque nous tombe dessus, sans pitié.

Si bien qu'à la mi-course, alors que je récupérais d'une énième accélération, dans le long faux-plat (qui se monte à un faux rythme à chaque fois), un coup part, de 8 coureurs, et je laisse faire. A force de bons relais, nous reviendrons dans le faux-plat descendant, car ça freine toujours beaucoup trop devant. De toute façon, en ce qui me concerne, avec deux Zipp gonflées à 9 bars sur route mouillée, freiner ou pas ça revient globalement au même, mais je ne suis pas le moins habile, et met souvent trois bons mètres à chaque virage au coureur qui me précède.

La deuxième moitié de course est plus calme, et il faut attendre le dernier tour pour voir de vrais mouvements dans la côte. Dans les 3 premières places tout au long de la course (ça change), je suis les accélérations, et j'aurais dû contrer quand je suis rentré sur le groupe de Serge (Chatonnay) qui venait de se relever. J'avais mal aux cannes, mais les plus forts (qui sont finalement assez nombreux (j'ai recencé 5 vrais costauds) venaient de se relever à 300 mètres avant le sommet, et en négociant bien les virages j'aurai pu poser problème. Mais j'ai voulu contrôler, alors que je n'avais aucune chance au sprint. En effet, même si j'étais idéalement placé dans les derniers virages (je grille deux places grâce au dossard 208 qui virait comme un manche pendant toute la course et a failli mettre tout le monde au tas) et me retrouve dans les 4 premiers dans le dernier coup de cul avant l'arrivée. Mais quand ça embraye devant, il me manque du jus. Je sprinte quand même, mais me relève à 40 mètres, les jambes en feu, pour prendre une toute petite place d'honneur (11ème).

Conclusions: j'ai bien couru en tête, mais du coup j'ai cherché à aller dans tous les coups dans les 25 premiers kilomètres. J'ai un peu chassé (moins que certains, mais beaucoup plus qu'une petite moitié des coureurs qui sont restés au chaud toute la course) et j'ai payé ça sur la fin, où il m'a manqué du "jump" pour attaquer seul ou sprinter. Mais ça revient un peu, notamment l'endurance qui me manque encore cependant. Objectif, rouler à bloc pendant deux semaines, bosser la puissance et les intervalles, couplée à quelques sorties longues. Trois courses qui s'annoncent toutes difficiles, et je devrais être dans une forme suffisante pour tenir le coup sur les routes de l'Allier, et sans doute au top pour le Régional derrière. Aller, soyons fous.

Photo3

Vincent essaye-t-il de remplir son bidon avec l'eau de pluie ?



Les commentaires de Karl :

1ère course de la saison, je m'impatientais tellement de courir que j'avais dis à Pauline la veille "même s'il pleut,j'y vais !"
Je suis aussi obligé de parler de pluie, et de temps froid car c'est avec 5° au compteur (de voiture) que nous allons partir. Et oui, car j'ai passé plus de temps à m'échauffer sur mon siège de voiture que sur ma selle. Après une longue préparation (volontaire), je me lance habillé tout en long avec couvre-chaussures. Après 5 min d'échauffement je suis trempé mais je me dis qu'il faudra bien faire avec. Un peu(trop) d'attente au départ et sous la pluie, je constate que Gianni n'est pas plus motivé et que ceux qui terminent leur course sont tout sourire de se mettre au chaud, ca promet... Le reste de mon récit sera très court.
Un départ rapide puis une belle accélération dans le 2ème tour me font faire l'élastique. Je n'arrive pas à prendre mon rythme dans la montée mais je m'accroche jusqu'au... 3ème tour. Je tente bien d'accrocher les roues de coureurs lachés avant moi, mais je manque de puissance. A court de forme et plaisir, je mets la flèche après 20km de course. C'est triste mais au chaud que je réalise le retard pris cet hiver à ne pas rouler.
Bref, j'essaierai de faire mieux à Cras.

Photo4

Karl, encore à la recherche de sa condition



Les commentaires de Gianni) :

Qu'est-ce que c'est sympa le vélo sous l'eau...
Bon et bien les courses se ressemblent, j'ai tout fait tout seul et fini par me faire prendre un tour par les premiers juste à la fin, mais bon... Vu le temps j'étais venu pour mettre un peu de nos couleurs dans le peloton car je savais qu'avec le stage on ne serait pas nombreux. Objectif atteint puisqu'on étaient présents dans chaque catégorie. Côté course, il faisait froid et la pluie a redoublé au départ des 3éme et 4éme catégories. J'ai sauté dans ce premier long faux-plat et ensuite j'ai roulé seul. Un gars du Fontanil a sauté en même temps que moi mais quand je me suis retourné pour voir si on pourrait rouler à deux, il était déjà loin et je crois qu'il a abandonné très vite. J'ai surtout fait attention de ne pas glisser vu la chaussée humide.

Photo5

Gianni s'est retrouvé rapidement esseulé

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Radu29 avril 2013, 08:55

Bravo à tous, car il fallait vraiment être courageux pour affronter le froid et la pluie de ce dimanche. Cela permet néanmoins de se préparer dans des conditions variées (c'est le moins qu'on puisse dire) pour la suite de la saison. La photo de Gianni est superbe. RV à Cras dans quelques jours !

samuel29 avril 2013, 09:07

Voilà Franck, tu sais maintenant pourquoi je ne veux pas de capteur de puissance !!

Vincent29 avril 2013, 10:57

Sinon Franck, à mon avis tu seras bien en forme pour le départemental tu verras. Toutefois, selon Olivier Picard, le parcours fait un peu moins de 10km, avec une bonne bosse à 14%. A voir avec Loic, mais faudra déjà être sacrement costaud. Tous ces kilomètres payent à long terme.

gianni29 avril 2013, 13:53

Laurent, sur le classement ils m'ont mis 13éme parce que je suis arrivé en même temps que le premier peloton,mais avec un tour de retard, sic... Je ne sais pas si c'est important mais je tenais à le signaler.

Pierre29 avril 2013, 15:39

C'est tout à ton honneur de le signaler Gianni, je le précise à l'organisateur de la course. Sinon, quel courage à tous de participer dans ces conditions ET de nettoyer ensuite son vélo (j'ai passé une bonne partie de mon dimanche sur le 2ème point suite au stage...).

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Page créée le 28/04/13 par Franck P, mise à jour le 02/05/2013 19:05 par Franck P